ASSOCIATION INTERNATIONALE DES ECHECS FRANCOPHONES

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OL et Yves Rakotomaharo

L’aidef dans les îles !

Du 27 août au 13 septembre 2010,Olivier Letreguilly,maître fide,membre de la Fédération Française des échecs,a fait une tournée AIDEF d’information et de coopération avec les fédérations francophones de l’Océan Indien,à savoir à Madagascar, aux Seychelles et à l’île Maurice.

Au programme,des conférences,des simultanées,des séances d’entrainements,des mises en place de projets et des discussions avec les différents présidents dans le but de promouvoir les échecs et d’aider à leur développement.
Les fédérations d’échecs de Madagascar, des Seychelles et de Maurice sont de
petites fédérations qui disposent de peu de moyens.
La fédération malgache est restée en sommeil une dizaine d’années avant d’être relancée en 2008, mais, portée par des dirigeants dynamiques, elle connaît un essor très rapide qui semble appelé à se poursuivre durablement.
Ne serait-ce que pour des raisons démographiques, les fédérations mauricienne et seychelloise ont un potentiel de développement moindre – ce qui ne veut pas dire que leur marge de progression soit négligeable. Elles maintiennent une petite activité qui permet aux joueurs locaux de se rencontrer assez régulièrement.

Les fédérations de l’Océan Indien sont relativement peu ouvertes sur l’extérieur, dans la mesure où elles n’accueillent encore guère de compétitions internationales et où l’insularité limite les déplacements internationaux. Le manque d’échanges avec l’étranger est ressenti tant par les joueurs que par les dirigeants. Ces derniers sont unanimes à souhaiter l’organisation d’un championnat par équipes de l’Océan Indien et une participation aux activités de l’AIDEF, mais celle-ci reste conditionnée par la prise en charge des billets d’avion, en cas de déplacements lointains.
L’intérêt de s’appuyer sur un vecteur de communication commun – la langue française – est bien perçu, et est particulièrement stratégique à Madagascar où l’anglais n’est guère pratiqué et où des besoins de formation (arbitres, joueurs, dirigeants) se font beaucoup sentir.
Les dirigeants des fédérations de l’Océan Indien partagent le souci de mieux faire connaître le jeu d’échecs et d’en promouvoir la pratique. Conscients des vertus éducatives des échecs, ils souhaitent en voir se développer l’enseignement dans les écoles.

Présentation de ces trois fédérations :


1) Fédération Malgache du Jeu d’Échecs

Président : M. Yves Rakotomaharo

Fondée en 1970, la Fédération Malagasy du Jeu d’Échecs a connu plusieurs périodes d’inactivité prolongée et a été réactivée en 2008 après un sommeil d’une décennie.

La FMJE compte une vingtaine de clubs répartis dans 6 ligues régionales. 16 régions n’ont pas encore de club.
L’activité est essentiellement concentrée dans la capitale. Ailleurs, peu de choses se passent pour l’instant, même si un tournoi scolaire a rassemblé 80 participants à Mahajanga.

Environ 200 joueurs sont licenciés (dont une quarantaine de jeunes et une douzaine de féminines), sur au moins 500 pratiquants réguliers. Le coût de la licence (10000 ariarys pour les adultes, soit environ 4 €) est un problème pour de nombreux pratiquants. Les tournois réservés aux licenciés ne comptent généralement que peu de participants, alors qu’un tournoi ouvert aux non-licenciés a réuni 128 participants.

La FMJE cherche à accroître le nombre de licenciés et le nombre de clubs en offrant la licence aux joueurs qui ouvrent un club dans un quartier qui n’en est pas encore doté. Les nouveaux clubs sont aussi aidés par une dotation en matériel.
La FMJE dispose de 200 jeux (aide CACDEC de 2008) mais seulement d’une douzaine de pendules électroniques. Le manque de pendules pose problème lors des grandes compétitions.

Il est extrêmement difficile de trouver des livres d’échecs (ou même des magazines d’échecs) à Madagascar, qu’il s’agisse d’ouvrages spécialisés ou de manuels d’initiation – joueurs, animateurs et parents d’élèves en expriment le besoin.

Le Ministère des Sports a promis une aide de 20000 € par période de 6 mois, mais celle-ci est pour l’instant bloquée en raison de la situation politique.
De nombreuses compétitions sont organisées à Antananarivo : Championnat et Coupe de Madagascar (environ 120 participants chacun, venant de tout le pays), Championnat d’Antananarivo, tournois rapides (dont des tournois gratuits réservés aux non licenciés, des licences étant offertes aux 5 ou 10 premiers), tournoi récréatif pour les jeunes. Un premier tournoi fermé d’évaluation FIDE s’est tenu du 26 août au 2 septembre 2010 (financement CACDEC).
Le Tournoi du 50e anniversaire de l’Indépendance aura lieu fin novembre 2010 à Mahajanga.
Madagascar est représentée aux Olympiades et aux championnats

La FMJE cherche activement à promouvoir la pratique du jeu d’échecs à l’école.
Les échecs ont fait leur apparition dans deux écoles pilotes (privées) en 2008 ; il existe aujourd’hui 5 de ces écoles pilotes, qui comptent chacune 15 à 20 jeunes joueurs d’échecs. Les interventions ont lieu le mercredi et/ou le samedi. Les animateurs sont rémunérés par les parents d’élèves.
Suite à une prospection directe auprès des écoles (avec démonstrations gratuites), 6 écoles supplémentaires sont intéressées (avec une cinquantaine d’élèves concernés par école).

2) Fédération Seychelse des Échecs

Président : M. Benjamin Hoareau

Trésorière : Mme Bernadette Mein

Une cinquantaine de membres. Il n’y a pas de clubs affiliés à la Fédération, la licence est prise directement par les joueurs auprès de la Fédération. Son coût est relativement modeste : 50 roupies pour les jeunes, 100 pour les adultes (pour un salaire moyen de l’ordre de 3000 roupies, soit 200 €, par mois).
Féminines
Elles sont fortement représentées, la Fédération envoie une équipe féminine aux Olympiades.

Sur les 13 écoles secondaires (collèges) seychelloises, 9 participent au championnat scolaire (4 joueurs et un remplaçant par écoles, filles et garçons mélangés) qui a lieu une fois par an sur une journée.

La Fédération ne dispose pas de locaux en propre. Le siège est chez le Président.
Un budget de 30000 roupies par an est alloué par le Ministère des Sports.
Le principal problème est le manque de moyens humains (très peu de bénévoles).
Il manque un logiciel qui permette d’enregistrer les résultats des compétitions et actualiser le classement sans se connecter à internet, et, pour les écoles, des échiquiers muraux et des livres d’initiation.

Il existe un réservoir intéressant de joueurs d’échecs, mais assez peu participent aux compétitions, faute de prix suffisamment attractifs. Les compétitions d’échecs souffrent aussi de la concurrence des très nombreuses activités possibles aux Seychelles. Le manque de bénévoles prêts à s’investir dans l’organisation de tournois se fait aussi sentir.
Les championnats nationaux (jeunes et adultes) se déroulent en parties rapides ; le passage à des parties en 1 h 30 par joueur est à l’étude.

3) Fédération Mauricienne des Échecs

Président : M. Hurrynarain Bhowany

Vice-président : M. Patrick Li Ying

7 clubs affiliés, dont 4 actifs (tous situés dans la région de Rose Hill).
Une centaine de joueurs réguliers. Le système de licences a été abandonné, car il décourageait certains de participer aux activités de la fédération.

Un 1er tournoi féminin a eu lieu en 2009 et a réuni une quinzaine de jeunes participantes. Il n’a pas été reconduit cette année mais devrait l’être en 2011. Il est possible de former une équipe féminine pour participer à une compétition internationale, pourvu que celle-ci ait lieu pendant les vacances scolaires mauriciennes (mi-novembre à mi-janvier, mi-juillet à mi-août, quinze jours à Pâques).

À Maurice, pour être membre d’un club, il faut avoir plus de 18 ans. Les jeunes ne sont donc pas membres de la fédération. Les activités sportives des jeunes sont gérées par la Mauritius Secondary Schools Sports Association. On peut compter environ 300 jeunes joueurs d’échecs. Une association indépendante de la fédération, Promotion Échecs Jeunes, s’occupe de la pratique des échecs dans les écoles.

Beaucoup de jeux disponibles grâce à du sponsoring et au faible coût de revient des jeux (importés de Chine), mais manque de pendules (25 à 30 pendules disponibles).

Il existe des compétitions nationales régulières :
Championnat de Maurice avec un Masters (tournoi fermé à dix joueurs) et deux tournois qualificatifs (en 1 h ou 1 h 30 par joueur) ;
Tournoi de la République sur trois fins de semaine.
Des championnats jeunes (garçons) sont parfois organisés, mais pas tous les ans.
Promotion Échecs Jeunes organise 3 compétitions par an, une lors de chaque période scolaire.
Il existe encore un nombre assez important de petites compétitions locales organisées par les clubs.
La Fédération Mauricienne est régulièrement représentée aux Olympiades et dans la plupart des compétitions internationales de la région, comme les championnats d’Afrique ou l’Open International de la Réunion.

info portfolio

Alain Parfait Ranaivoharisoa, le champion de Madagascar Avec Hurrynarain Bhowany Bernadette Mein, trésorière et cheville ouvrière de la SCF Conférence à Tananarive Session d'entraînement aux Seychelles Simultanée à Maurice Simultanée à Tananarive Yves Rakotomaharo OL et Yves Rakotomaharo
 
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